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Risques et rendement

Perte en capital : comprendre ce que vous risquez en investissant

Carnet et graphique de valeur sur un bureau, évoquant les variations d’un placement.

Avant de choisir un placement, une question mérite une réponse concrète : pouvez-vous récupérer moins que la somme investie ? C’est ce que désigne la perte en capital : la valeur de votre placement, au moment où vous le revendez ou le récupérez, est inférieure au montant que vous avez placé. Ce risque concerne de nombreux placements financiers, même si son ampleur et ses causes varient. Comprendre comment il se manifeste aide à comparer les placements sans se limiter au rendement espéré.

La valeur d’un placement peut fluctuer, c’est-à-dire monter ou baisser au fil du temps. Cette variation est parfois appelée volatilité : elle décrit l’ampleur des mouvements de valeur, sans dire à elle seule ce qui se produira ensuite. Par exemple, une part d’un fonds investi en actions peut valoir moins un jour qu’au moment de l’achat. Tant que vous ne la vendez pas, la baisse n’est pas nécessairement une perte définitive, mais elle reste réelle : la valeur de votre épargne a diminué et pourrait encore évoluer. Si vous vendez à ce moment-là, vous matérialisez la perte, autrement dit, vous la constatez effectivement lors de la vente.

Le niveau de risque dépend notamment des actifs détenus et de la façon dont ils sont assemblés. Une action représente une part du capital d’une entreprise ; son prix peut varier selon les résultats de l’entreprise, le secteur ou les conditions économiques. Une obligation est un titre de dette par lequel un emprunteur, comme une entreprise ou un État, reçoit des fonds et s’engage à les rembourser selon des conditions prévues. Sa valeur peut elle aussi fluctuer, et le remboursement dépend notamment de la capacité de l’emprunteur à honorer ses engagements. Un fonds, qui regroupe plusieurs placements, peut répartir le risque entre différents actifs, sans le supprimer. La diversification consiste à répartir les investissements ; elle peut limiter l’effet d’un problème touchant un seul actif, mais ne protège pas contre toutes les baisses.

Le risque ne se résume pas aux mouvements de prix. Il peut aussi être difficile de revendre un placement rapidement à un prix acceptable : c’est un risque de liquidité, la liquidité désignant la facilité avec laquelle un actif peut être converti en argent disponible. Certains placements comportent également un risque de défaut, c’est-à-dire la possibilité que l’emprunteur ne rembourse pas comme prévu. Enfin, l’inflation — la hausse générale des prix — peut réduire ce que votre argent permet d’acheter, même si le montant affiché ne baisse pas. Ces risques ne se présentent pas tous de la même manière et ne se mesurent pas avec un seul indicateur.

Pour examiner un placement, distinguez donc la variation possible de sa valeur, les conditions de revente et les risques liés aux actifs qui le composent. Le rendement passé décrit les résultats antérieurs, mais ne permet pas de connaître les résultats futurs. Votre horizon de placement, c’est-à-dire la durée pendant laquelle vous pensez pouvoir laisser l’argent investi, compte aussi : une baisse peut être plus difficile à supporter si vous devez récupérer les fonds rapidement. Il n’existe pas de comparaison valable pour toutes les situations, et le niveau de risque acceptable dépend de vos besoins et de votre capacité à supporter une perte. Tout placement comporte des risques ; prendre le temps de les comprendre ne les fait pas disparaître, mais permet de décider avec une information plus claire.